Partenaires locaux

Burkina Vert

Depuis 2002 déjà nous travaillons main dans la main avec les paysans de la région du nord en collaboration étroite avec l’Association Burkina Vert. Cette Association est une organisation paysanne, créée en juin 1995. Reconnue officiellement dès le 20 juin 2002 par le gouvernement burkinabè, elle a obtenu sa reconnaissance officielle d’ONG le 14 mars 2005. Burkina Vert regroupe à ce jour environ 210 «familles» composées de 20 à 25 personnes de plus de 15 ans et représente 53 groupements  (1370 hommes et 1890 femmes) répartis dans les  provinces du Yatenga, du Loroum, du Passoré et du Zandoma. Depuis juin 2010, nous sommes liés par une convention de partenariat élaborée en collaboration étroite avec les deux comités concernés. Le secrétaire général,  M. Abdoulaye Bagaya dit Doudou, et le président, M. Moustapha Ouedraogo dit Major, en sont les principaux responsables sur place; ils sont chaque jour sur le terrain et nous font parvenir des rapports très détaillés.

Les principaux objectifs de Burkina Vert sont:

  • responsabiliser chaque individu, chaque chef de famille, chaque   membre et leur famille, afin que chacun mène des activités communautaires fondées sur le respect des autres;
  • promouvoir l’autosuffisance alimentaire individuelle et collective des populations par un programme tridimensionnel complémentaire de sécurité alimentaire comprenant:
  • la conservation des eaux et des sols (CES), la construction de diguettes et l’agroforesterie;
  • la gestion à long terme des ressources naturelles et alimentaires;
  • l’autonomie alimentaire grâce au renforcement des producteurs: amélioration de la production, organisation de la vente, conservation;
  • développer les activités sociales, éducatives et sanitaires des populations grâce à un soutien constant, à l’alphabétisation de tous et à diverse sensibilisations.

Les points forts de ce partenariat sont:

  • La promotion et la construction de diguettes > contre l’érosion des sols et pour réhabiliter les terres dégradées.
  • La construction de banques de céréales > contre l’inflation annuelle du prix des céréales et afin de garantir une certaine sécurité alimentaire dans les villages
  • Des constructions ciblées de divers moyens d’accès à l’eau, selon l’environnement et les moyens
  • La mise en place de périmètres maraîchers qui garantissent une nette amélioration des repas quotidiens et un revenu non négligeable pour les bénéficiaires.
  • La construction de moulins à grains pour alléger le travail des femmes afin qu’elles aient plus de temps à consacrer à leur famille et qu’elles puissent exercer un petit travail rémunérateur.
  • Le soutien permanent de l’école des sourds de Ouahigouya grâce, entre autres, à des parrainages
  • La construction d’une école de trois classes dans le village de You/Baongporé a été l’une des grandes réalisations de l’année 2012; elle remplace le hangar en torchis et paille qui s’écroulait à chaque coup de vent, et que les parents avaient construit pour que leurs enfants puissent aller à l’école.

ASFUD Association Song Taaba

L’ASFUD a été créée en 1999 par huit femmes du village de Songpelsé. Situé derrière Tanghin-Dassouri, le long de la route menant à la mare des crocodiles sacrés de Bazoulé, ce village se trouve à environ 35 km de la capitale Ouagadougou. C’est sur l’initiative de notre amie Claire Rouamba, qui désirait construire un puits dans le village afin d’épargner aux femmes le long chemin qu’elles devaient faire, que le premier groupement a vu le jour sous le nom de Song Taaba. D’autres demandes d’aides urgentes ayant été entendues par diverses associations, le village s’est doté petit à petit d’un atelier d’artisanat au profit des femmes et d’un « jardin d’enfants » préscolaire, afin que tous obtiennent un jour la chance d’aller à l’école. Il y eu aussi la mise en place d’un périmètre maraîcher, la construction d’un centre d’accueil, d’une banque de céréales, puis des ruchers et une miellerie, sans oublier les fameux pousse-pousse d’eau de Songpelsé qui font bien des jaloux. Maintenant il y a aussi une école de trois classes, un château d’eau et les bâtiments principaux bénéficient d’électricité solaire. Les villages environnants sont venus demander s’ils avaient une chance de participer à cette évolution et c’est ainsi que le 6 octobre 2006, l’ASFUD (Association Song-Taaba des femmes unies et de développement) a vu le jour.  Sous la présidence de Claire Rouamba, l’ASFUD compte maintenant environ 10 villages et plus de 500 membres, dont à peu près une centaine d’hommes.

Lors de l’assemblée constituante, les membres ont mis sur pied un dispositif d’entraide, spécialement conçu pour:
– la promotion socio-économique des femmes
– la promotion de la scolarité pour les enfants et de l’alphabétisation pour les adultes
– la sensibilisation aux droits humains, spécialement ceux des femmes et des enfants
– la formation et la sensibilisation des populations aux problèmes écologiques.

Collaboration

L’ASFUD et Yam Pouiré travaillent ensemble depuis de longues années déjà. Après avoir mis l’accent sur le village de Songpelsé lui-même avec  la construction du centre d’accueil, la mise en place d’un périmètre maraîcher, l’octroi de pousse-pousse d’eau, des premières ruches et de l’auvent du magasin de vente ainsi qu’un soutien actif à diverses activités rémunératrices, nos  priorités se portent maintenant sur le village de Taonsgho qui, grâce aux initiatives de ses habitants et sous l’égide de l’ASFUD est en train d’essayer de sortir du moyen âge.

Nous sommes régulièrement en contact avec la présidente de l’ASFUD, notre amie Claire Rouamba; c’est elle qui procède aux contrôles d’usage sur le terrain et qui nous envoie tous les rapports.

Partenaires locaux

Dans les villages de Sancé et de Balonghin, les petites associations locales se sont réunies, et avec l’aide des jeunes alphabétisés, les villageois ont pu lancer des demandes de projets intéressants et concrets que nous avons soutenus directement. Satisfaisants au début, les résultats dépassent maintenant tous nos espoirs.